Les Huit Salopards (The Hateful Eight), le plus récent film de Quentin Tarantino est une sorte de western ultra_violent, ultra-théâtral, avec un dialogue riche et scènes à la Tarantino. Si vous n'êtes pas déjà un fan Quentin Tarantino, c'est pas gagné que vous aller adorer le film, bien que moi (même si je ne suis pas un grand fan du genre), j'ai aimé le film pour sa vision nihiliste sur le monde et sur la société, vue comme une représentation de l'aphorisme de Thomas Hobbes, "l'homme est loup pour l'homme."

Une tempête de neige affreuse réunit nos héros ou nos anti-héros dans un chalet au coeur de la montagne dans Wyoming. Le vent souffle, la neige tombe, la route vers la ville s'enfonce et les salopards sont obligés à passer quelque temps ensemble. Quand dans une seule chambre il y a tellement de vilains ensemble, les blagues macabres, la brutalité, la souffrance physique et les secrets affreux vont largement remplir l'écran.

Tout ce spectacle bruyant, sanglant et passionnel se trouve en contraste avec la blancheur de la neige qui couvre le monde et étouffe les bruits et les voix dans le son de son propre hurlement, réconciliant la vie avec la mort.

Hateful Eight

Les assassins réunis par Tarantino dans son chalet semble suivre un scénario de Agatha Christie, la plupart de scènes qui nous dévoilent la vie de personnages poursuivant le fil de la logique détective. Dans le scénario classique, la pellicule devrait montrer du doit qui est le personnage maléfique, mais Tarantino ne se contente pas avec un seul maléfique. Aucun de ceux présents dans le chalet ne peut se vanter avec sa moralité et tout ce que les spectateurs peuvent faire est de suivre le spectacle sauvage de la violence et du crime.

Comme dans Kill Bill, la musique accompagne parfaitement l'échange de feux et le spectacle ultra violent et les scènes grotesques se passe comme s'ils étaient la chose la plus banale et normale au monde. Et on peut pas se passer de remarquer le bon rôle que fait Jennifer Jason Leigh qui fait exceptionnellement la femme criminelle, méchante et bavarde, possédée par le démon de la cruauté et par de rires macabres.

Pour conclure, Les Huit Salopards (The Hateful Eight) est un Tarantino classique, avec un bon dialogue savoureux, transformant le cadre classique du western thriller, bénéficiant d'un casting exceptionnel et du beaucoup de sang sur l'écran, une bande originale superbe (Ennio Morricone) et une belle histoire inconventionnelle. Donc, un film qui vaut la peine être regardé!

Quentin Tarantino

 

 

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