Fifty Shades Darker, la continuation de la production du 2015, Fifty Shades of Grey, c'est pas tellement darker que pire. Si Fifty Shades of Grey, bien que vendu et promu comme un thriller érotique n'était finalement qu'un film assez terne, Fifty Shades Darker devient quelques nuances encore plus terne.

Après leur idylle tordue dans Fifty Shades of Grey, Anastasia (Dakota Johnson) a rompu avec Christian (Jamie Dornan) et suit sa carrière dans une maison d'éditions à Seattle. Fifty Shades Darker commence au moment ou Christian décide de revenir dans la vie d'Anastasia, qui l'accepte avec docilité.

Fifty Shades Darker

Les personnages du Fifty Shades Darker sont tellement simple, sans aucune profondeur qu'on a l'impression que tout ce qui se passe, arrive juste pour remplir les quelques deux heures du film, sans aucune ligne narrative réfléchie et sans acune chimie entre les deux amoureux, ce qui est assez mauvais pour un film soit-disant romantique.

Ce qui devait être le coeur et l'intrigue du film, le sadomasochisme et la relation domination - soumission en couple, est traité marginalement et avec beaucoup de clichés.

La confrontation entre la dominatrice de Christian, l'amie de sa mère, ne réussit pas aller en profondeur et reste une confrontation verbale superflue qui n'apporte rien au film. En plus, la scène finale quand Elena (Kim Basinger) avertit et menace Anastasia que Christian viendra chez elle a un ton tellement moralisateur et hors du cadre, qu'on y croit plus dans cette histoire de domination. Christian vient à l'appui d'Anastasia, en traçant une nette différence entre le sexe et l'amour, alors que sa mère intervient aussi en giflant Elena et en punissant ainsi cette déviance sexuelle. Tout sur un ton tragique et hautain qui fait plutôt rire que d'y immerger dans l'histoire.

Fifty Shades Darker

Il reste aussi les discussions entre Christian et Anastasia, ou le réalisateur James Foley souhaite  mettre en avance la conversation comme instrument de négociation et de pouvoir. Ces discussions sont marquées toujours par Anastasia disant qu'elle veut négocier après quoi il suit un schèma tellement organisé que cela semble puéril. En plus, on voit bien du début du film que c'est Anastasia qui va gagner cette fois-ci, pas besoin de conversations prévisibles, ou Christian cède vite et Anastasia le persuade sans beaucoup d'argumentation.  C'est peut-être cette touche moraliste ou la femme innocente et sympa enseigne les bonnes valeurs et la bonne morale au millionnaire superficiel et tordu, qui fait que le film perd toute cohérence.

 

 

 

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